Préparation
de la retraite.
Savoir précisément ce que vous toucherez, puis décider comment combler l'écart. Le chiffrage précède toujours le placement.
Savoir précisément
ce que vous toucherez.
La plupart des gens ignorent le montant de leur future pension à 10 000 € près. On ne peut pas calibrer un effort d'épargne sur une inconnue. Le premier travail n'est donc pas de placer, c'est de chiffrer : relevé de carrière tous régimes, trimestres manquants, âge du taux plein, montant net estimé et écart réel avec votre train de vie actuel.
Taux de remplacement généralement compris entre 50 et 60 % du dernier salaire, et nettement moins au-delà du plafond de la sécurité sociale, où la retraite complémentaire prend mal le relais.
Souvent sous 50 %, avec des régimes de caisses aux règles propres. La chute de revenu est brutale et se prépare quinze à vingt ans avant.
Dépend entièrement de l'arbitrage rémunération-dividendes tenu pendant la carrière : les dividendes ne créent aucun droit à retraite.
Trois arbitrages
qui changent tout.
- 01
Racheter des trimestres, ou pas
Le rachat de trimestres au titre des années d'études ou incomplètes coûte cher — plusieurs milliers d'euros par trimestre selon l'âge et l'option retenue — mais reste déductible du revenu imposable. Le calcul de rentabilité dépend de votre espérance de gain annuel et de votre tranche marginale : à 45 %, l'opération devient souvent intéressante ; à 11 %, presque jamais.
- 02
Partir à la décote ou attendre la surcote
Chaque trimestre manquant coûte 1,25 % de décote définitive, chaque trimestre travaillé au-delà du taux plein rapporte 1,25 % de surcote. Sur vingt-cinq ans de retraite, l'écart entre partir deux ans trop tôt et deux ans plus tard représente souvent plus de 100 000 € cumulés. La décision se prend avec le chiffrage sous les yeux.
- 03
Sortir en capital ou en rente
Le PER autorise les deux, et le capital fractionné garde la main. La rente viagère sécurise un revenu à vie mais aliène définitivement le capital, qui ne sera pas transmis. Pour la majorité des situations, les rachats programmés sur assurance-vie — imposés seulement sur leur part d'intérêts — l'emportent. La rente se justifie au-delà de 75 ans ou en cas d'inquiétude réelle sur la longévité du capital.
Quelle enveloppe,
pour quel horizon.
Déduction à l'entrée à votre tranche marginale, imposition à la sortie. Efficace au-dessus de 30 %, franchement rentable à 41 % et 45 %. Contrepartie : les fonds sont bloqués jusqu'à la retraite, sauf achat de résidence principale ou accident de la vie.
Aucune déduction à l'entrée, mais capital disponible à tout moment et fiscalité douce après huit ans. C'est l'enveloppe des rachats programmés, qui permettent de piloter finement le complément de revenu année par année.
Pour les indépendants, la prévoyance et la retraite complémentaire déductibles du bénéfice imposable. Souvent sous-dimensionné, et rarement relu depuis la souscription.
Des revenus indexés sur l'inflation et un effet de levier par le crédit, mais une gestion à assumer et une fiscalité lourde en location nue. À doser, pas à empiler.
Ce qu'on me demande
le plus souvent.
À quel âge faut-il commencer à préparer sa retraite ?+
Le plus tôt possible, parce que le temps fait le travail à votre place : un bilan mené à 45 ans coûte beaucoup moins qu'un rattrapage à 60. Mais il n'est jamais trop tard pour chiffrer. Même à 58 ans, connaître précisément son écart de revenu permet d'ajuster la date de départ, d'arbitrer entre décote et surcote, et de calibrer les dernières années d'épargne.
Combien faut-il mettre de côté chaque mois ?+
Cela ne se devine pas, cela se calcule. Il faut trois données : le montant de votre pension estimée, votre train de vie projeté à la retraite, et le nombre d'années qui vous en séparent. Le simulateur de capacité d'épargne donne un premier ordre de grandeur ; le bilan patrimonial affine avec votre fiscalité réelle et vos actifs existants.
PER ou assurance-vie pour ma retraite ?+
Les deux, avec des proportions calculées. Le PER pour la part que vous acceptez de bloquer, en profitant de la déduction si votre tranche est à 30 % ou au-delà. L'assurance-vie pour la part que vous voulez garder disponible et pour piloter les rachats une fois à la retraite. Un PER seul crée une rigidité que l'on regrette, une assurance-vie seule laisse passer une économie d'impôt substantielle.
Le rachat de trimestres est-il rentable ?+
Cela dépend de deux chiffres : le gain annuel de pension qu'il procure et votre tranche marginale d'imposition, puisque le rachat est déductible. À 45 %, l'État finance quasiment la moitié de l'opération et elle s'amortit souvent en huit à dix ans de retraite. À 11 %, elle est rarement justifiée. Le calcul se fait dossier par dossier, après relevé de carrière.
J'ai travaillé à l'étranger : mes droits sont-ils perdus ?+
Non, mais ils sont souvent oubliés. Les périodes travaillées dans l'Union européenne, en Suisse ou dans un pays lié à la France par une convention bilatérale sont prises en compte pour le calcul du taux plein. La reconstitution demande de retrouver les organismes concernés et de faire remonter les périodes, ce qui prend du temps — d'où l'intérêt de s'y prendre plusieurs années avant le départ.
Faisons connaissance.
Environ une heure pour cerner votre situation, sans frais et sans aucune signature ce jour-là. À votre domicile, au cabinet à Pégomas ou en visioconférence.